Ski

09-02-2015 - PETIT MONT BLANC

L' équipe du jour est mixte à tout point de vue, giulia MONEGO,
ex skieuse sur le FWT, francesco CIVRA DANO (dit nandro, eu égard à la taille de ses biceps (guide), denis TRENTO, skieur
alpiniste (top ten mondial) , notre local de l' étape, spécialiste pente raide que l' on ne présente plus davide CAPOZZI et moi-même.

les conditions sont bien particulières et difficiles cet hiver, déficit global, stabilité du manteau, vent.....un hiver complexe
à tout point de vue mais le moral est là et on trouve toujours de quoi sortir pour rester en forme et motivés.

Nous prenons donc une fois encore la direction de ce bassin du miage qui regorge de pentes et de lignes et que l' on pourrait aisément comparer à notre bassin d' argentière......le côté sauvage en plus.

Nous sommes rapidement au pied de la pente, car nous connaissons bien l' approche après plus de 15 lignes parcourues ou ouvertes dans ce bassin et la poudre nous fuit donc pas d' enfoncement.......mais le motif premier de notre rapidité, c' est denis !!!!
quand on a la chance de sortir avec le gratin du ski-alpinisme (heureusement ce jour là , il n' est pas en light) ça avance vite, ça trace fort et surtout il a un flot de paroles continues ou seul davide prend le relais.

Pied du couloir, on laisse le matos superflu, on chausse les crampons et c' est parti pour 1000 M. qui se raidissent surtout sur les 200 derniers mètres.
L' enneigement est faible, la fin est truffée de pierres et la première partie de la descente s' annonce technique sans sortir la corde et remettre les crampons, d' autant plus que la neige durcit par le vent, ne pardonnera aucune erreur, vive l' expérience des 20 saisons passées.

On attend tout le monde au sommet et au soleil dans un désert absolu, francesco, giulia et davide s' élancent , ça gratonne, je les rejoint et on file sur 200 mètres avec francesco pour se mettre à l' abri des chutes de pierres, vu la dureté de la neige, elles filent comme des lames de tronçonneuse et rien ne les arrêtent.

Comme toujours on glisse à tour de rôle, même si l' avalanche parait très peu probable, le pied de la pente est là, on reprend les affaires déposées et on galère un peu sur ce glacier plat et peu enneigé qui nous oblige à déchausser de nombreuses fois pour ne pas entamer davantage nos semelles, de retour à combal, on retrouve les traces des héliskieurs et on file cette fois-ci à bonne cadence jusqu' à ZEROTA afin de retourner au tunnel et à la voiture, garée sur le parking d' entrèves.

Une fois n' est pas coutume, direction le bar (il restorantino) pour les bières et une pizza partagée afin de continuer à partager ces moments de convivialité et échanger sur nos prochaines sorties.

L' anecdote du jour, denis a intégralement tracé le couloir, même si l' enfoncement était mineur sauf sur le haut, en conservant sa doudoune, en parlant tout le long, il n' a pas semblé transpirer et pourtant de combal au sommet il nous a fallut 3H15 mn avec les manipulations soit pour moi un rendement plus que correct avec ce long plat.

décidement, nous ne sommes pas tous de la même planète !!!

ciao, ciao.......


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